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L’art de s’autodétruire est un art complexe qui s’apprend avec le temps. Les personnes qui désirent maîtriser cet art à la perfection doivent pratiquer, pratiquer et pratiquer encore. Or certains détails ne doivent pas passer sous silence.

D’abord, il ne faut jamais apprendre de ses erreurs. Se mettre la tête dans le sable est l’idée du siècle pour l’autodestruction. Il faut joyeusement plonger dans nos vieilles habitudes, nos vices, et se délecter immédiatement de cela.

On peut s’autodétruire, par ailleurs, en y ajoutant des petits éléments qui font toute la différence. L’idée est de trouver son vice, et d’y tenir. De là l’adage : la persévérance vient avec l’effort. Certains verront la cigarette (novices), d’autres, l’alcool, le sexe, les relations chaotiques, les médicaments, la drogue, l’anorexie, la boulimie, la compulsion. On peut avoir plusieurs vices, l’idée est d’en avoir au moins un.

Puis, il faut avoir l’ivresse du haut puis la chute totale du bas pour se voir constituer l’art de l’autodestruction. On monte la montagne pour mieux la redescendre. Le soir venu, il faut avoir détruit la journée d’efforts, dans sa tête, son cœur ou son corps, pour pouvoir dire que oui, on s’autodétruit.

Peu de personnes peuvent se proclamer autodestructeurs par excellence. Il faut beaucoup de pratique, une sensibilité à fleur de peau, des occasions et du temps. Ainsi, les personnes qui peuvent se dire ADest ont souvent un fort bagage génétique et beaucoup d’années de pratique derrière elles.

Enfin, l’autodestruction n’est pas un art à la portée de tous. Seuls les plus têtus peuvent pratiquer ce mouvement, et s’en donner à cœur joie.

Voilà ce qui conclut cette rubrique gaga sur l’art de l’ADest. Plusieurs d’entre vous s’y reconnaîtront sûrement. Moi de même. :)

Sex in my head

À lire les blogues un peu partout (mais c’est peut-être moi aussi), je sens que le monde est sex en même temps que moi. :P

Juste de lire le texte de Roxy, le rythme est comme un acte sexuel.

Ouf.

Ouais.

Tk. Pfew.

***

1- Donner son nom comme réviseure.
2- Être appelée pour être pupitreur.
3- Dire que l’on veut être réviseure.
4- Se faire dire qu’on pourrait être pupitreur.
5- Se faire insister pour passer des tests.
6- Dire que l’on est pas habituées avec des leads, des créations de titres et surtout, des nouvelles internationales.
7-Se faire dire que ça ne dérange pas.

J’ai donc créé des titres, des leads, sans savoir si ça va fonctionner. J’ai senti une subtile pression pour que je dise oui. Ils doivent être en manque de personnel.

Et je viens d’avoir un appel pour l’hôpital. Des tests pour un emploi.

Je suis sur le point de m’évanouir.

Entrevues, quand tu nous tiens!

***

Me manque seulement une bonne séance romantique pour faire passer tout ça. Il me manque ce piquant-là.

***

Hum. À y penser, ça et du Wellbutrin pour l’énergie, ou de la dextro (blaaaaaaague), ou du vin.

Je n’ai rien de cela. Au secours!

***

Petite salle. Gentille madame bronzée, aux gros seins. Moi? Belle entrevue.

Je crois avoir des chances.

Demain? Ouaip. Mmme. Moins. Je ne crois pas avoir l’étoffe d’un pupitreur! Encore moins les connaissances générales. Mais Dieu sait que cette expérience doit être agréable…

Bon, mon (ex-mec) m’a enlevé de son MSN. Bonne chose, après tout. Je vais détruire les écrits qui lui sont consacrés. Ouaip. Après tout, il y en (aurait) tellement d’autres… qui savent écrire er au lieu de é dans les bons moments.

Mon Dieu que j’ai perdu mon âme, mon temps à écrire à un illettré comme mec. Quels mots perdus au vent. Je suis trop gentille, trop sensible, trop trop. Avec un peu de recul, jamais jamais je n’aurais fait ma vie, même pas un quart de ma vie, avec un under-mec comme ça. Ce que l’alcool peut faire, parfois, mêlé à la dépression.

Bitch, ouais, ça m’arrive.

***

***

J’en ai l’image!


Je me suis couchée agressive, prête à tuer quelqu’un, moi, de préférence. Dans mon petit univers, tout était à l’envers. Pourtant, c’est ma perception des choses qui est dérangée, je le sais. Mon fiston me tapait sur les nerfs, mon miroir me reflétait mon air de bœuf, j’étais assise, je voulais être debout, j’étais debout, je voulais être assise, je pensais à mille choses en même temps, évidemment, pas de papillons ni de fleurs, de inquiétudes existentielles que j’ai depuis 5 ans. Puis l’entrevue ce P.M. Je me suis couchée en crisse, j’ai enfin trouvé quelque chose pour être officiellement en maudit, je me suis défoulée en pleurant, réveillée à 2 A.M. pour un mal de bloc, puis fâchée parce qu’ici tout le monde se levait trop tôt et que je n’avais plus de café.

Je suis revenue ici, et je tente de reprendre mon esprit, du moins, le peu qu’il me reste, pour passer une autre journée de merde avant une entrevue. Je ne veux même pas être positive, je ne veux pas être souriante, je suis en crisse contre M’me vie, et c’est ça qui est ça.

Je crois que je vais m’inscrire à un cours intitulé : défoule-toi ça presse! Si j’avais un éternel optimiste devant moi en ce moment, avec ses pseudo-phrases débiles à la con, je lui flanquerais un bon coup de poêle sur la tête. Tiens, avec ça on verra comment tu te débrouilles avec ta joie de vivre à 99 cents.

Argh.

Hum.

Arrêter un médicament, comme dirait La Malice, est difficile.
Pour ma part, c’est un autre outil/bonbon que je cesse tranquillement, mais plus j’arrête plus j’ai l’impression de virer dingo. Moins j’en prends, plus je me sens droguée. Maudit.

Si au moins j’étais vraiment inconsciente, je ne me soucierais pas de cet état de non-conscience, de (aaahhhhhhhgh!!) en dedans, de bruits trop forts dans les magasins, de (merde relaxe respire), de (qu’est-ce que je fais? Argh j’ai le goût de boire tiens)

(…)

Je tiens bon mais… jusqu’à quand?

Je me regarde, toute petite, dans le miroir. Je suis petite, comme certaines le voudraient. Bronzé est mon corps, juste pour moi. Mes yeux sont jolis, verts-bruns-ocre, mes taches de rousseur aussi, mais je n’aime pas mes cheveux, trop courts tout à coup. Bref, j’ai tout de la fille normale. Mais il me manque quelque chose : le sourire.

Malgré le rouge de mes lèvres, le rouge de mes pommettes, la camisole sexy qui me colle à la peau, il me manque un élément essentiel que j’envie à toutes : le sourire. Je suis incapable de sourire ces temps-ci. Mille cafards sont dans ma tête, et sans alcool, sans bonbons, je suis incapable de sourire comme ça, béatement. Il faut que j’aie devant moi quelqu’un, pour que je puisse sourire. Ou de l’alcool et des amis. Or je n’ai rien de cela. Ou un kick potentiel. Mais je pleure encore un vieil amour et espère niaiseusement qu’il m’appelle, pour me revoir, et que je puisse voir son sourire. En vain.

Sourire est pourtant le plus beau des cadeaux, le plus bel attribut d’une personne. Mais je n’y peux rien. Je me pratique, seule devant mon miroir, sourire un peu, mais ça sonne aussi faux que des meubles en mélamine.

Quand on a la nausée, qu’on a pas faim, qu’on ingurgite des aliments mais que tout sonne faux comme des mauvais extraits de film, comment fait-on pour sourire? Je souris sincèrement à mon fils et les larmes me viennent aux yeux, pour rien, comme ça.

J’aimerais tant retrouver ce sourire perdu, en quelque part, et le remettre dans mon cœur pour le sortir très souvent. Oublier toutes les déconfitures, et sourire pour rien.

Sourire pour rien. Que c’est charmant.

***

Je crois que je vais mourir. J’ai une entrevue pour un journal comme réviseure.

Je vais mourir.

I will die.

Je suis sous le choc. J’avais pas prévu ça.

Je vais mourir.
Si j’ai le travail, je pars sur une broue.

***

Vin?

-Note à moi-même : ne plus prendre de .5; cela donne trop le goût de retomber. Surtout que là, je n’ai plus mon (mec) et mes Gaz d’avion avec une paille, s’il vous plaît.

***

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