L’art de s’autodétruire est un art complexe qui s’apprend avec le temps. Les personnes qui désirent maîtriser cet art à la perfection doivent pratiquer, pratiquer et pratiquer encore. Or certains détails ne doivent pas passer sous silence.
D’abord, il ne faut jamais apprendre de ses erreurs. Se mettre la tête dans le sable est l’idée du siècle pour l’autodestruction. Il faut joyeusement plonger dans nos vieilles habitudes, nos vices, et se délecter immédiatement de cela.
On peut s’autodétruire, par ailleurs, en y ajoutant des petits éléments qui font toute la différence. L’idée est de trouver son vice, et d’y tenir. De là l’adage : la persévérance vient avec l’effort. Certains verront la cigarette (novices), d’autres, l’alcool, le sexe, les relations chaotiques, les médicaments, la drogue, l’anorexie, la boulimie, la compulsion. On peut avoir plusieurs vices, l’idée est d’en avoir au moins un.
Puis, il faut avoir l’ivresse du haut puis la chute totale du bas pour se voir constituer l’art de l’autodestruction. On monte la montagne pour mieux la redescendre. Le soir venu, il faut avoir détruit la journée d’efforts, dans sa tête, son cœur ou son corps, pour pouvoir dire que oui, on s’autodétruit.
Peu de personnes peuvent se proclamer autodestructeurs par excellence. Il faut beaucoup de pratique, une sensibilité à fleur de peau, des occasions et du temps. Ainsi, les personnes qui peuvent se dire ADest ont souvent un fort bagage génétique et beaucoup d’années de pratique derrière elles.
Enfin, l’autodestruction n’est pas un art à la portée de tous. Seuls les plus têtus peuvent pratiquer ce mouvement, et s’en donner à cœur joie.
Voilà ce qui conclut cette rubrique gaga sur l’art de l’ADest. Plusieurs d’entre vous s’y reconnaîtront sûrement. Moi de même. ![]()
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