Mémoire et joie

juin 11, 2009 by unefillecommeca

Aujourd’hui, réveil au chant même pas d’oiseau. Cinq heures et 30, ça vous va? Mille et une idées, des projets, en veux-tu, en vla. Mais la mémoire n’est pas là. Ça, on m’avait prévenue de ce – détail – temporaire je l’espère, mais oh-combien-fatiguant. Alors j’ai joui – comme le disent les anglophones qui traduisent en français – de mon café du matin en dorant ma tite face au soleil levant.

Il est déjà sept heures et j’ai changé l’eau de mes colocs les poissons, et la maison et drôlement tranquille sans mon ti-pou. Je suis bien. Je respire. Je voulais mettre un vidéo d’un film que j’aime mais sincèrement j’ai  – duh – oublié le site Web du populaire outil. Je reviendrai lorsque j’aurai pris plus de café.

:) lol Je dois commencer à en rire :)

Je retourne à mes moutons.

Renaissance

juin 11, 2009 by unefillecommeca

J’ai eu des vents, j’ai eu des marées, ma peau, j’ai bien pu y laisser. Des torrents de larmes, j’ai versées, la peau et les os, j’avais, c’était bien assez. Dans mon âme tout était noir, le trou du désespoir, la mort, c’était mon triste sort. Je m’avançais dans ma tombe dans crier gare, voyant les regards tristes et impuissants des autres qui ne voulaient que m’aider, l’air hagard.

Puis ce mercredi il y a on dirait une autre vie, je me suis résignée à lâcher prise et à me laisser mourir entre les mains de gens prêts à m’aider. Je me suis endormie, effrayée, dans le but de ne plus jamais me réveiller. Et la vie, coquine, a voulu que je sois encore de la partie. Elle m’a donné une deuxième chance.

Je me suis réveillée, sobre, mais avec un regard totalement différent sur la vie. Oui, à l’orée du bois, oui, encore avec d’autres (béquilles) mais celles -ci nécessaires à ma vie et qui m’ont fait renaître et tenir le coup dans le fin fond de la tempête. Je suis là, moi, mais plus jamais la même.

Me voilà, il y a désormais une semaine que je suis née à nouveau. J’ai le même look, le même regard, et tout, mais je ne suis plus pareil, car j’ai frôlé de près près la mort, et j’apprivoise désormais – et j’apprends à vivre avec le moment présent et la vie, avec toutes ces jolies couleurs, tranquillement, lentement. Je me remets d’un combat que je croyais perdu d’avance. Merci la vie.

La vie, belle?

janvier 17, 2009 by unefillecommeca

Peut-être que la vie sera encore belle, qui sait. J’ai perdu des plumes, de la créativité, de l’espoir en la vie, mais me reste de l’espoir regagné aujourd’hui, et les baisers de mon fils qui me donnent envie de vivre encore. Enfin, les fêtes sont passées, je vais passer le froid, me dorloter un peu, et sûrement réécrire ailleurs, car j’ai pansé trop de plaies ici. Dès que je laisserai ma trace ailleurs sur le Web, vous me verrez peut-être, me devinerez peut-être… je crois que j’ai choisi de revivre, je crois, peut-être, il le faut, malgré la vie. Comme je dis toujours à mon fils, une chance qu’on s’a, une chance, que  j’tai.

Jamais

décembre 30, 2008 by unefillecommeca

Jamais je ne t’oublierai. Jamais je ne vous oublierai. Je reviens, de temps en temps, le temps passe si vite. J’espère ne pas mourir avant le 1er, juste pour pouvoir avoir encore un peu d’espoir, pour mon fils….que j’aimerais tellement voir grandir, consciente.

Je pense à vous, vieux lecteurs.

Oublis

décembre 13, 2008 by unefillecommeca

Parfois, j’oublie de mettre du lait dans mon café. Ou, j’oublie de mettre le four à 350 degrés. Des petits oublis sans importance. On se demande toujours si c’est normal, et voilà, on oublie de s’attacher, on oublie d’aimer ci, ça. Puis, on se dit : no no noooo c’est pas normal. je devrais avoir une bonne mémoire, étant prêts à passer la batterie de tests Alzheimer. Même à 34 ans.

Puis nous vient en tête un souvenir précis. Ce jour-là, elle portait un manteau beige, avec un parapluie. Il pleuvait. La dame à côté était boulotte, et me parlait constamment. Elle n’avait pas une belle teinture.

La machine à café était à droite. Défectueuse. C’était un vidéo connu qui jouait dans la pénombre de la chambre. Autour de moi, plus tard, plein de femmes heureuses, et moi, qui demande les exercices pour le périnée. On est à l’hôpital. J’avais un de ces t-shirts si laids, je m’en souviens tellement. La dame qui est venue me parler dans la nuit avait des souliers jaunes. Et le monsieur qui m’a réveillée plusieurs fois tapait sur la foutue télé pour la replacer dans la porte. Je l’aurais tuée.

Ce sont des prises de vues, comme si je relisais mon livre. J’en ai plein, bien précis, depuis le temps. Un album photo de souvenirs mentaux, avec odeurs intégrées, en couleurs.

Ça fait déjà cinq ans. Je me souviens du journal, ça parlait du golf. Et il pleuvait, cette journée-là.

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Nouveau

décembre 13, 2008 by unefillecommeca

Ouais, j’ai tout effacé comme on efface sa vie, ses traces. J’espère que la vie sera plus belle pour moi, lundi.

Dehors, en ce vendredi, la neige tombe à gros flocons. Avec les lumières, c’est féérique. Fiston dort à poings fermés. Je regarde le confort douillet de la vie extérieure. Moment de répit. Je ne pense à rien, j’expire, j’expire et je contemple les moments de silence dans ma tête avec grâce. Oui, je pense à voix basse, mais dès que la nuitt arrive les pensées surgissent et me portent à oublier comment c’est simple dehors, si naturel. La nuit est sécurisante, la solitude partagée aussi. C’est à la lumière des autres maisons et à l’inspiration subite que naissent en moi ces petits sentiments ou moments intimes avec moi-même. J’oublie qui je suis, qui je dois être, qui de devrais être, qui je serai demain. Je n’oublie juste pas une chose… l’écriture reste dans ma vie, même si tout s’envole avec les flocons de l’hiver, me reste les mots, qui seront toujours dans mon esprit, dans ma tête, dans ma vie, sur papier. Ils me permettent de ne jamais oublier que je peux encore et toujours dépeindre mes états d’esprit. Surtout dans une solitude bienfaisante, armée d’une paix d’esprit inédite. Chut.