Mais…
avril 3, 2008 par unefillecommeca
Elle le veut, elle le veut encore. Les souvenirs de sa chaleur lui font cambrer les reins. Elle se souvient de tout, eh oui, de tout ce qui s’est passé, dans le noir comme au soleil. Était-ce bien réel? Elle se pince et en déduit que oui. C’était bien réel.
Une chanson lui fait penser à lui, ah non, se dit-elle, et elle tente de retomber sur ses pieds, lire quelque chose de concret, penser à quelque chose de concret. Mais les doux plaisirs illicites qu’ils se sont donnés lui reviennent en mémoire, et maintenant, elle l’a sur la peau. Elle ressent tout ses sens à l’affut de lui, si près, trop près. Elle se retient, elle flotte trop, elle tente de penser à quelque chose de concret.
Il n’était pas pour lui, elle l’a fait souffrir, elle le sait. Ils n’étaient pas pour aller ensemble. Elle le sait. Mais le soleil revient et amène avec lui ces souvenirs intenses de désir affolant. Elle ne sait ou les mettre dans sa tête, les chasser hors de son corps, loin de sa réalité, qui est tout autre, qui n’est pas ça. La réalité, ce n’est pas cela.
Elle est comme ça, chavirant pour des beaux yeux, un corps d’athlète et une façon de faire l’amour si divine, si chavirante. Elle est comme ça, aimant se faire aimer, se faire désirer, par un bel homme sportif et aussi fou qu’elle. C’est son côté excessif, qui fait pencher la balance, il lui faut taire ce côté sans tomber dans l’autre, elle se doit de revenir dans le droit chemin, coûte que coûte, celui qui lui a coûté si cher.
Vite, vite, droit chemin, revient, je t’en prie, viens hanter mes jours et mes nuits, revient, revient à moi.
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