Immédiatement
avril 9, 2008 par unefillecommeca
Tu es là. Je te vois. Soupir de soulagement. Je souris, seule dans ma minuscule salle d’ordi. Je peux t’imaginer, te sentir, te voir, dans ma tête, tous ces souvenirs qui rebondissent telles des balles de ping pong. C’est con mais le fait de te voir me rassure. Si jamais je voulais te parler, tu es là. Comme une présence rassurante. Tu es si près, si près de moi en même temps. Cet étrange sentiment de maîtrise du temps, de contrôle; je peux évidemment te parler, mais je ne le ferai pas. Par gêne, par pudeur. Et surtout, parce qu’on s’est tout dit. On ne peut retourner à ce moment précis ou le coup de foudre est arrivé. Donc, je ne te parle pas. Mais j’aime penser qu’à tout moment je peux taper quelques lettres et savoir qu’en ce moment précis, tu ne feras pas d’autre chose que me répondre et penser à moi en me récrivant. C’est bizarre, non? Quelques clics et le contact se fait. Nah. Je ne le ferai pas. Je ne peux pas.
Je souris, seule. Heureusement, personne ne me voit. Je n’ai pas le contrôle de grand-chose dans ma vie, mais j’ai celui-ci; je peux ne pas te répondre. Si ça me tente. Mais quand même savoir ce que tu fais en ce moment précis.
Comme quoi rien ne change vraiment, dans le fond.
Je m’éclipse virtuellement, et ton ombre se fond dans mes souvenirs. À la prochaine. J’ai aimé partager ce moment de silence à tes côtés.
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