Amour écourté
avril 28, 2008 par unefillecommeca
Voilà un petit mot que j’ai écrit bêtement, à la suite de mes pensées, l’autre soir, à la lueur de ma lampe, bien écrasée sous le poids de mes émotions.
Bien non, j’ai rien oublié. Rien de ton sourire, de ton chandail bleu et de tes yeux. Je sais, je sais, je t’ai arraché à ma vie par la raison, et j’avais raison. Et je sais, je sais, que tu crois que tu es mort à mes yeux. Mais tu sais, chaque soir ou je me promène près de tes coins préférés, j’ai une pensée pour toi. Tu était tellement vivant. Trop.
Combien de fois je me suis retenue de te parler, par obligation. Je sais, je sais, je suis vicieuse. Et un brin tumultueuse. Mais je n’ai rien oublié. Bien non. Voyons.
Même sous l’emprise de substances légales, ou illégales, à froid ou non, en pleurant ou en riant, je pense à toi. Quelle obsession.
Moi qui perds le sens de l’orientation, j’ai réagi quand j’ai vu la piste cyclable. C’est toi, un peu. J’ai erré dans notre parc au cas, me retenant pour ne pas prendre les mêmes chemins. Desfois, je rêve que tu m’embrasses à nouveau, sous le soleil brûlant de mai. Eh oui, tu m’as fait vibrer.
Seulement, nous vivions dans une bulle qui n’était pas la réalité. Et tu as fait la vive erreur de m’entraîner dans un souffle ou la réalité s’éloignait peu à peu. Tu as malheureusement pleuré. Et tu t’es accroché. Jusqu’à temps que je ne voie qu’un être dépendant et obsessionnel.
J’ai décroché et rembarqué dans la voie principale. Pour ma survie.
N’empêche que tu auras toujours une place dans mon cœur, toi qui voulais apprendre une chanson impossible à apprendre par cœur, juste pour me marier. Fou, va.
J’espère que tu vas bien, et que nos chemins se recroiseront, dans 5, 10 ans. Ou avant, ou après. Mais dans un moment ou je saurai qui je suis, que je ne blesserai personne.
Personne.
I’ll remember you
When I’ve forgotten all the rest,
You to me were true,
You to me were the best.
When there is no more,
You cut to the core
Quicker than anyone I knew.
When I’m all alone
In the great unknown,
I’ll remember you.
I’ll remember you
At the end of the trail,
I had so much left to do,
I had so little time to fail.
There’s some people that
You don’t forget,
Even though you’ve only seen’m
One time or two.
When the roses fade
And I’m in the shade,
I’ll remember you.
Didn’t I, didn’t I try to love you?
Didn’t I, didn’t I try to care?
Didn’t I sleep, didn’t I weep beside you
With the rain blowing in your hair?
I’ll remember you
When the wind blows through the piney wood.
It was you who came right through,
It was you who understood.
Though I’d never say
That I done it the way
That you’d have liked me to.
In the end,
My dear sweet friend,
I’ll remember you.
Adieu.
***
Aucun mot n’est écrit bêtement, surtout quand il est aussi joli que celui là !