Je sais
mai 12, 2008 par unefillecommeca
Les lundis matin, c’est horrible. Même le café ne passe pas super bien.
J’essaie depuis tantôt de me concentrer sur ce que j’ai à faire, mais en vain. Je me sens survoltée, stressée et triste. J’ai le goût de pleurer, mais je ne peux exactement dire pourquoi. Je crois que je suis triste parce que (). Ça englobe tellement de choses que mon esprit ne s’attarde même pas à savoir c’est quoi. Puis je me souviens qu’il faut inspirer et expirer. Être grande.
Je ne dois pas pleurer, je dois aller faire les courses. J’ai un horaire quand même. Mais j’ai tellement le goût de pleurer dans un polar noir, qui sent lui, de préférence, pleurer pendant qu’on me joue dans les cheveux et qu’on me dise, ben non, ça va, ça va, ça va aller, ça va aller.
Mais non, je n’ai que le froid du clavier de mon ordinateur et mon chat qui me tient au chaud, et la raideur de ma nuque ma fait mal. Il me semble qu’il me manque cette douceur qui me faisait tant de bien, parfois. Tout est rigide, froid, carré, logique.
Et moi je suis petite, sensible, j’aimerais encore qu’on me caresse les pieds et que je m’endorme doucement.
C’est la femme-enfant en moi qui parle, mais il est trop tard pour ça. Je dois être prête à tout, pour le travail.
J’ai plutôt le goût de me rouler en boule et pleurer. Pourquoi la vie est-elle ainsi?
Bref. Ça va passer.
***
Le pire, c’est que c’est vrai que ça va passer. Mais je déteste les gens qui disent ça.
M’enfin, hang in there fille.
Merci Malice du mot et surtout du passage chez moi!