Je me suis couchée agressive, prête à tuer quelqu’un, moi, de préférence. Dans mon petit univers, tout était à l’envers. Pourtant, c’est ma perception des choses qui est dérangée, je le sais. Mon fiston me tapait sur les nerfs, mon miroir me reflétait mon air de bœuf, j’étais assise, je voulais être debout, j’étais debout, je voulais être assise, je pensais à mille choses en même temps, évidemment, pas de papillons ni de fleurs, de inquiétudes existentielles que j’ai depuis 5 ans. Puis l’entrevue ce P.M. Je me suis couchée en crisse, j’ai enfin trouvé quelque chose pour être officiellement en maudit, je me suis défoulée en pleurant, réveillée à 2 A.M. pour un mal de bloc, puis fâchée parce qu’ici tout le monde se levait trop tôt et que je n’avais plus de café.
Je suis revenue ici, et je tente de reprendre mon esprit, du moins, le peu qu’il me reste, pour passer une autre journée de merde avant une entrevue. Je ne veux même pas être positive, je ne veux pas être souriante, je suis en crisse contre M’me vie, et c’est ça qui est ça.
Je crois que je vais m’inscrire à un cours intitulé : défoule-toi ça presse! Si j’avais un éternel optimiste devant moi en ce moment, avec ses pseudo-phrases débiles à la con, je lui flanquerais un bon coup de poêle sur la tête. Tiens, avec ça on verra comment tu te débrouilles avec ta joie de vivre à 99 cents.
Argh.
Hum.