Devant ce film qui m’a fait sourire, rire, pleurer et espérer, j’ai revu toutes les étapes franchies, sans le happy ending de la fin, de mon parcours amoureux avec toi, mon amant.
Je suis lafillecommeça, maman d’un fiston, et mon cœur semble éteint depuis des lunes. Puis, un jour de canicule, l’amour frappe, est partagé. Je dois faire comme si de rien n’était, tout en m’occupant de ma famille. Quelle double vie/cœur. J’ai vécu le film en marche arrière; en effet, cette immense douleur de voir que l’être aimé ne nous adore pas, qu’il aime quelqu’un d’autre; vouloir se mettre la tête dans le frigo pour geler le désir et la douleur; l’acceptation pénible *pour moi, très; et auparavant, se souvenir de l’autre qui nous tendait les bras, s’ouvrait à nous, n’attendait que nous, que l’on s’ouvre pour vrai.
J’ai pleuré, car ce Dan, c’est moi. Je suis Dan face à la vie, encore à l’étape du frigo et des roches dans le lac, du couteau dans la tarte. Je ne digère pas, je tente de ne pas perdre la face, j’ai mis mon orgueil à zéro, par terre, pour reconquérir cet amant formidable, fou, qui m’aimait vraiment, et finalement, que j’aimais aussi, malgré moi.
La peine est encore présente, mon cœur saigne, malgré une présence rassurante, il me le manque, ce TOI.
Dans le fil, on dit que l’amour n’est pas un sentiment, c’est un talent. Je ne suis pas talentueuse. J’ai laissé aller ton amour par raison, par lâcheté, par alcool aussi (ça, c’est p-être bien, par contre). J’ai laissé aller une âme sœur.
Alors que vienne à moi ce talent, qu’il vienne assoupir ma vie, mes craintes, et me permette de sauter à pieds joints dans l’amour lorsqu’un coup de foudre arrive.
Lorsqu’on laisse passer une étoile filante, il se peut qu’elle ne revienne jamais. Prenez garde.
En attendant, puisse le ciel m’envoyer un vent de calme, de paix de petites joies, un souffle doux sur ma joue, pour que je puisse apprécier tout l’amour dont je suis l’objet, les amis, la famille, accueillir mon cocon comme avant, sans outils, sans peine. Tel un vent frais d’été sur une terrasse.
Et si monsieur Destin le veut, s’il en a marre de moi, m’envoyer une marée de clins d’œil et une âme sœur rencontrée sur la route de l’inopiné, un coup de foudre partagé et saisissant que je saurai déceler. Là je serai à l’écoute de mon corps, de mes yeux pétillants, de mes jambes molles, et si ces yeux transperçants me désirent et que les rires fusent, si nos malheurs mis ensemble que font que du bonheur, si le cœur bat plus vite quand on s’écrit ou se parle, si je n’attends que ton retour pour admirer le galbe de ton corps et écouter ta journée, sans fin…
Je sauterai sur l’occasion, je me jetterai à l’eau, et je vivrai, face à la vie, le coup de foudre amoureux.
***