Ouais, j’ai tout effacé comme on efface sa vie, ses traces. J’espère que la vie sera plus belle pour moi, lundi.
Dehors, en ce vendredi, la neige tombe à gros flocons. Avec les lumières, c’est féérique. Fiston dort à poings fermés. Je regarde le confort douillet de la vie extérieure. Moment de répit. Je ne pense à rien, j’expire, j’expire et je contemple les moments de silence dans ma tête avec grâce. Oui, je pense à voix basse, mais dès que la nuitt arrive les pensées surgissent et me portent à oublier comment c’est simple dehors, si naturel. La nuit est sécurisante, la solitude partagée aussi. C’est à la lumière des autres maisons et à l’inspiration subite que naissent en moi ces petits sentiments ou moments intimes avec moi-même. J’oublie qui je suis, qui je dois être, qui de devrais être, qui je serai demain. Je n’oublie juste pas une chose… l’écriture reste dans ma vie, même si tout s’envole avec les flocons de l’hiver, me reste les mots, qui seront toujours dans mon esprit, dans ma tête, dans ma vie, sur papier. Ils me permettent de ne jamais oublier que je peux encore et toujours dépeindre mes états d’esprit. Surtout dans une solitude bienfaisante, armée d’une paix d’esprit inédite. Chut.