Renaissance

By unefillecommeca

J’ai eu des vents, j’ai eu des marées, ma peau, j’ai bien pu y laisser. Des torrents de larmes, j’ai versées, la peau et les os, j’avais, c’était bien assez. Dans mon âme tout était noir, le trou du désespoir, la mort, c’était mon triste sort. Je m’avançais dans ma tombe dans crier gare, voyant les regards tristes et impuissants des autres qui ne voulaient que m’aider, l’air hagard.

Puis ce mercredi il y a on dirait une autre vie, je me suis résignée à lâcher prise et à me laisser mourir entre les mains de gens prêts à m’aider. Je me suis endormie, effrayée, dans le but de ne plus jamais me réveiller. Et la vie, coquine, a voulu que je sois encore de la partie. Elle m’a donné une deuxième chance.

Je me suis réveillée, sobre, mais avec un regard totalement différent sur la vie. Oui, à l’orée du bois, oui, encore avec d’autres (béquilles) mais celles -ci nécessaires à ma vie et qui m’ont fait renaître et tenir le coup dans le fin fond de la tempête. Je suis là, moi, mais plus jamais la même.

Me voilà, il y a désormais une semaine que je suis née à nouveau. J’ai le même look, le même regard, et tout, mais je ne suis plus pareil, car j’ai frôlé de près près la mort, et j’apprivoise désormais – et j’apprends à vivre avec le moment présent et la vie, avec toutes ces jolies couleurs, tranquillement, lentement. Je me remets d’un combat que je croyais perdu d’avance. Merci la vie.

Laisser un commentaire