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p. 35. si vrai. chick litt vraie…..

Tout commence quand l’objet de votre adoration vous fait don d’une dose enivrante et hallucinogène de quelque chose que vous n’aviez même jamais osé admettre désirer - un speedball émotionnel, peut-être, d’amour tempétueux et d’excitation perturbatrice.  très vite, on commence à vouloir toujours plus de cette attention soutenue, avec une voracité monomaniaque de junkie. Et quand on nous refuse la drogue, on tombe aussitôt malade, on cède à la folie, on se sent diminué. Pour ne rien dire du ressentiment que l’on nourrit à l’égard du dealer qui a encouragé cette addiction en premier lieu et qui se refuse désormais à vous approvisionner en bonne came - alors que vous savez que autrefois, il vous la donnait gratuitement. L’étape suivante vous trouve amaigrie, grelottante, pelotonnée dans un coin, riche d’une belle certitude : vous seriez capable de vendre votre âme ou de voler vos voisins, juste pour goûter à cette chose ne serait-ce qu’une seule fois de plus. Pendant ce temps, vous n’inspirez que répulsion à l’objet de votre adoration.

qu’est-ce qu’on fait après??? Que fait-on? Je me le demande. Quand s’arrête cet amour poche?

je me saoulerais allègrement avec mes amies, tout en trouvant la journée cool, vraiment calme.

J’aimerais passer du temps en famille, tout le temps.

Je serais à regarder ce feu de paille ce soir, mini-feu, je suis trop fatiguée, outillée, triste.

J’ai décidé de rester ici voir ma vie passer, à cause de ce que je suis, de ma tristesse, de mes outils, je suis si fatiguée, j’ai peur que mon cœur lâche à vouloir suivre comme ça la vie…

Tout semble si calme, je semble tellement améliorée, mais je cache tellement qui je suis que je me suis perdue, mais tout le monde est content et moi j’ai peur… qu’un jour, mon cœur me lâche, que j’oublie tout, que je perde fiston….

J’aimerais tellement être de ces gens sans problèmes, avec des sautes d’humeur normales… des problèmes normaux…

Eh merde, je le comprends d’être parti après que je l’ai mis à la porte… je déteste penser qu’il ne m’aime plus, chaque fois les flashs, ça me revient, IL me manque, même avec des gens…

Ma vie me manque… ma personnalité me manque…il n’y a de vrai que ma tristesse, celle qui me permet de me souvenir de ce que j’étais avant, sans outils merdique…

Je ne pourrai jamais oublier ce passé, donc jamais guérir…

Desfois, j’aimerais qu’il me tombe une brique sur la tête, pour que je puisse avoir le calme de l’esprit.

J’ai si peur, petite, enfouie dans ma chambre. J’ai tellement besoin de quelqu’un qui sache me prendre par la main et m’entraîner vers le monde adulte…

Cherché

Je t’ai cherché, parmi les ballons et les beaux gars, parmi les bières et les enfants, j’ai scruté le parc à la vue de tes yeux perçants, en vain.

J’ai vu mille yeux, ceux d’enfants, d’amis, de connaissances, mais pas les tiens.

Heureusement, car elle aurait aussi vu mes yeux couleur chat, teints par la colère.

Bref, ce fut un après-midi de St-Jean familial, sans tracas, sans alcool, mais en catimini, avec beaucoup d’outils dans le corps. Ni vu ni connu, juste pour faire semblant que j’aime bien ne pas boire et ne pas faire le party en cette St-Jean. Que je ne m’ennuie pas d’amants, que je ne m’ennuie pas ce des nuits qui ne finissent plus à 18 ans…

***

Oui, bonne St-Jean.

Sex sex sex

Je n’ai que cela en tête, hors de moi le 23!

Et voilà que j’ai ton attention, oui toi, je me déshabillerai doucement et librement dans mes mots, enlevant quelques voyelles, une dentelle sur ma cédille, quelques y et o, pour devenir nue devant toi, sans mots, maux, juste nue, avec des points d’exclamation dans tes yeux, et … dans les miens.

La suite, je me coucherai, toute jolie, dans mon lit de voyelles, de mots satin, et je te sourirai, avec mes plus beaux atouts.

***

Cherche-moi

Si tu veux de moi, cherche-moi parmi les mots, les sourires et les faux-semblants… en ces jours fériés, je serai tout près, parmi les enfants, les points d’exclamation et les jeux gonflables. En ces jours fériés pluvieux, mes lèvres seront rouges, mon chandail moulant prendra la couleur des nuages un jour de pluie, avec des couleurs arc-en-ciel, et mes cheveux ébène seront ornées d’une daisy, car je les aime.

En ces jours fériés, je te chercherai, parmi les arbres et les bières, les jeunes et les points de suspension, je chercherai ton regard, ton sourire qui m’allumera, ton désir évident, malgré ta discrétion… je serai à l’affût, malgré tout ce monde, dans ce parc, jeunes et ados, saouls et heureux, je serai sage et sexy, et je saurai reconnaître un sourire qui ravage tout, et qui fera battre mon cœur le temps que je boive mon eau. Suis ma démarche en shorts de jean, et souris-moi… je serai là, en mots, en chair, en os, et en famille… la tête dans tes nuages à toi.

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Devant ce film qui m’a fait sourire, rire, pleurer et espérer, j’ai revu toutes les étapes franchies, sans le happy ending de la fin, de mon parcours amoureux avec toi, mon amant.

Je suis lafillecommeça, maman d’un fiston, et mon cœur semble éteint depuis des lunes. Puis, un jour de canicule, l’amour frappe, est partagé. Je dois faire comme si de rien n’était, tout en m’occupant de ma famille. Quelle double vie/cœur. J’ai vécu le film en marche arrière; en effet, cette immense douleur de voir que l’être aimé ne nous adore pas, qu’il aime quelqu’un d’autre; vouloir se mettre la tête dans le frigo pour geler le désir et la douleur; l’acceptation pénible *pour moi, très; et auparavant, se souvenir de l’autre qui nous tendait les bras, s’ouvrait à nous, n’attendait que nous, que l’on s’ouvre pour vrai.

J’ai pleuré, car ce Dan, c’est moi. Je suis Dan face à la vie, encore à l’étape du frigo et des roches dans le lac, du couteau dans la tarte. Je ne digère pas, je tente de ne pas perdre la face, j’ai mis mon orgueil à zéro, par terre, pour reconquérir cet amant formidable, fou, qui m’aimait vraiment, et finalement, que j’aimais aussi, malgré moi.

La peine est encore présente, mon cœur saigne, malgré une présence rassurante, il me le manque, ce TOI.

Dans le fil,  on dit que l’amour n’est pas un sentiment, c’est un talent. Je ne suis pas talentueuse. J’ai laissé aller ton amour par raison, par lâcheté, par alcool aussi (ça, c’est p-être bien, par contre). J’ai laissé aller une âme sœur.

Alors que vienne à moi ce talent, qu’il vienne assoupir ma vie, mes craintes, et me permette de sauter à pieds joints dans l’amour lorsqu’un coup de foudre arrive.

Lorsqu’on laisse passer une étoile filante, il se peut qu’elle ne revienne jamais. Prenez garde.

En attendant, puisse le ciel m’envoyer un vent de calme, de paix de petites joies, un souffle doux sur ma joue, pour que je puisse apprécier tout l’amour dont je suis l’objet, les amis, la famille, accueillir mon cocon comme avant, sans outils, sans peine. Tel un vent frais d’été sur une terrasse.

Et si monsieur Destin le veut, s’il en a marre de moi, m’envoyer une marée de clins d’œil et une âme sœur rencontrée sur la route de l’inopiné, un coup de foudre partagé et saisissant que je saurai déceler. Là je serai à l’écoute de mon corps, de mes yeux pétillants, de mes jambes molles, et si ces yeux transperçants me désirent et que les rires fusent, si nos malheurs mis ensemble que font que du bonheur, si le cœur bat plus vite quand on s’écrit ou se parle, si je n’attends que ton retour pour admirer le galbe de ton corps et écouter ta journée, sans fin…

Je sauterai sur l’occasion, je me jetterai à l’eau, et je vivrai, face à la vie, le coup de foudre amoureux.

***

TOI

Mais je me suis oubliée en même temps. J’ai oublié tout ce pan de vie qui me composait, j’ai réussi à t’oublier, une journée, deux, mais mon cœur est en berne, et aujourd’hui j’ai abusé des outils, et me voilà fatiguée… et je pense à ma journée, absente, vivante, mais avec cette coupure en-dedans, quand je rentre chez moi après une journée de plein air, d’enfants et de conversations, de dîner et de souper, je me sens vide, comme si je n’avais pas été là, j’ai cette coupure depuis 5 ans, toujours, toujours, que personne ne voit, et je réussis tellement à avoir l’air d’être vivante, mais je suis sous-morte quand je reviens chez moi…

Il ne faut surtout pas, dans ces moments, que je pense à ma vie avant, à toi, à toi avec elle, à LUI, car je deviens si triste et frustrée que j’ai le goût de m’autodétruire… il faut que je tende à la méditation, à la paix, continuer un sevrage d’outils mal entamé, prendre la césure relax, comme si je me réveillais chaque fois que je reviens chez moi, et que j’étais un peu perdue…

Mon Dieu, ce que j’ai hâte de ne plus vivre des hauts et bas que personne ne comprend, même pas moi, d’être moi, c’est tout, peut-être un peu moins vivante, mais sereine, et me retrouver davantage, avec aucune césure dans l’espace temporel… quelle merde.

Oui, j’arrive à t’oublier, mais de ce fait, j’ai oublié qui j’étais.

***

Jour de zoo

Hier. Température : incertaine. Humeur : incertaine. Degré d’absorption d’outils : incertain. Famille : présente. Moi : semi-présente, entre mes idéaux et la réalité.

Je suis allée visiter la grande famille des animaux en compagnie de famille et de ami-du-fils-qui-suit-toujours-a-t-il-une-famille. Avec une passe de saison, il faut rentabiliser son investissement, me suis-je dit, obligée de penser comme ça.

Avec le soleil en trame de fond et plein de familles à l’air heureux-préoccupé, j’ai donc joué à la maman cool, chandail coloré et capris à  l’appui. Avec deux enfants hyperactifs et un papa hyper vigilant, en ajoutant les centaines de jeunes qui courent sans but dans le zoo, j’ai tenté de suivre et de la jouer facile hier, éduquant en deux secondes mes marmots qui étaient déjà partis voir d’autres animaux.

-Regarde, maman, les tigres!
-Oui, fils, regarde, il y en a un de couché là-bas. Vois-tu ce qu’il fait?
-…
-Fils? Fils?

-(Papa qui parle) : Lafillecommeça, viens t’en, ils sont rendus dans la voiture près des gorilles?
-(ah).

(Cristie, moi qui essaie de suive heureusement.)

On pourrait répéter cette conversation pendant deux heures. Parmi les demandes d’eau, les courses vers les toilettes, les manèges qui sont les mêmes depuis dix ans et les recherches de mon fils et de son ami turbulent, j’ai tenté d’aimer la vie de famille. Bof.

Je me suis quand même amusée dans la grande roue. J’ai scruté les montagnes russes telle une petite fille, qui veut y aller, tout de suite! Je me suis amusée à yeuter les papas à l’air absent ou blasé, et ceux qui me regardaient me déhancher devant un manège. ll suffit de pas grand-chose pour tourner les yeux de quelqu’un. Un papa fatigué, avec ses enfants, et un déhanchement, un gonflement de poitrine ou un sourire discret. Ouaip. J’ai réalisé que nous sommes tous des familles qui aiment nos enfants, mais presque tous des papas et mamans qui, le temps d’une seconde, voudraient aussi se voir ailleurs, avec une liberté, un baiser provenant de quelqu’un d’autre, une minute d’imprévu, de plaisir. Ça se voit dans les yeux.

Malgré les apparences, nous sommes tous humains. Et en quelque sorte, des animaux en quête de liberté…

***

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